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Commentaires hermétiques des Évangiles

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#261

Bonjour à tous !

Il n'existe pas à ma connaissance de commentaire hermétique systématique de l'Évangile. Que diriez-vous de rassembler ici ceux que nous récoltons au cours de nos lectures?

A propos de " avant que le coq chante, tu me renieras trois fois" (Matthieu, 26:34), j'ai trouvé ceci dans Le Mystère des Cathédrales de Fulcanelli (Pauvert, pp. 164-165):

" Telle est la signification alchimique du coq, emblème de Mercure chez les païens et de la résurrection chez les chrétiens. Ce coq, tout volatil qu’il soit, peut devenir Phénix. Encore doit-il, auparavant, prendre l’état de fixité provisoire qui caractérise le symbole du goupil, notre renard hermétique.

Il est important, avant d’entreprendre la pratique, de savoir que le mercure contient en soi tout ce qui est nécessaire au travail. « Béni soit le Très-Haut, s’écrie Geber, qui a créé ce Mercure et lui a donné une nature à laquelle rien ne résiste ! Cas sans lui, les alchimistes auraient beau faire, tout leur labeur deviendrait inutile. » C’est l’unique matière dont nous avons besoin. En effet, cette eau sèche, quoique entièrement volatile, peut, si l’on découvre le moyen de la retenir longtemps au feu, devenir assez fixe pour résister au degré de chaleur qui aurait suffi à l’évaporer en totalité. Elle change alors d’emblème, et son endurance au feu, sa qualité pondéreuse lui font attribuer le renard comme enseigne de sa nouvelle nature. L’eau est devenue terre et le mercure soufre.

Cette terre, cependant, malgré la belle coloration qu’elle a prise au long contact du feu, ne servirait de rien sous sa forme sèche ; un vieil axiome nous apprend que toute teinture sèche est inutile en sa siccité ; il convient donc de redissoudre cette terre ou ce sel dans la même eau qui lui a donné naissance, ou, ce qui revient au même, dans son propre sang, afin qu’elle devienne une seconde fois volatile, et que le renard reprenne la complexion, les ailes et la queue du coq. Par une seconde opération semblable à la précédente, le composé se coagulera de nouveau, il luttera encore contre la tyrannie du feu, mais cette fois dans la fusion même et non plus à cause de sa qualité sèche.
Ainsi naîtra la première pierre, non absolument fixe ni absolument volatile, toutefois assez permanente au feu, très pénétrante et très fusible, propriétés qu’il vous faudra augmenter à l’aide d’une troisième réitération de la même technique.

Alors le coq, attribut de saint Pierre, pierre véritable et fluente sur laquelle repose l’édifice chrétien, le coq aura chanté trois fois. Car c’est lui, le premier Apôtre, qui détient les deux clefs entrecroisées de la solution et de la coagulation ; c’est lui qui est le symbole de la pierre volatile que le feu rend fixe et dense en la précipitant. Saint Pierre, nul ne l’ignore, fut crucifié la tête en bas…"

Dernière édition: par Herr Tripa.
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#320

Matthieu 10, 34

Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. 35Car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;…

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#335

Le moins qu'on puisse dire, c'est que ceux qui veulent à tout prix transformer l'enseignement du Christ en une doctrine sociale et pacifiste, doivent être bien emm. devant ce camouflet de Jésus qui témoigne contre eux... Et ce n'est pas le seul passage! Bien au contraire, cela fourmille dans les Évangiles.

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#338

Très cher Pantout,

je viens seulement de voir ici votre remarque, alors que j'avais posté plus tôt un message sur l'Evangile de Marc dans notre discussion sur le maître qui va tout à fait dans ce sens : www.arca-librairie.com/forum/neophytes/1...vrai-maitre?start=12
Peut-être aurais-je du le poster ici ?
Je laisse aux administrateurs du Forum le soin de déplacer ce message dans la rubrique qui leur semble la plus appropriée ...

Très fraternellement

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#356

À propos du passage de saint Jean (IV, 36-38) :
Déjà le moissonneur reçoit son salaire;
il amasse le grain pour la vie éternelle
et le semeur partage ainsi la joie du moissonneur.
Car ici se vérifie le dicton:
l'un sème, l'autre moissonne:
je vous ai envoyés moissonner là où vous n'avez pas peiné
et vous, vous héritez du fruit de leurs peines.


Dans son article sur le roi Midas, le philosophe belge Emmanuel d'Hooghvorst commente admirablement ce verset:
"Mais Midas persiste à contester ce jugement. Midas n'entend sonner Rouge-Rire quand se dissolvent les sels magiques en ce pot qu'il garda fidèlement si secret et où se lia son mercure vif. Il ne perçoit ce rire cuit en pur métal. Si son sens le lut au moment des semailles, il n'en peut, à présent, percevoir la récolte: c'est l'An neuf, l'âge d'or riant et chantant que ses oreilles humaines ne peuvent entendre.
Cuire en lourd métal cet air léger du printemps, c'est oeuvre d'homme. Le récolter, c'est l'oeuvre d'un dieu. Si Midas éduqué par sa muse rustique lut son lot en exil, son étude n'entend sonner la lyre du pur Soleil."

Pensez-vous que l'on puisse rapprocher cela de l'Art et de la Nature. La Nature serait le semeur, mais la graine a besoin de l'art pour arriver à sa perfection ? Où est-ce couper les cheveux en quatre ?
Auriez-vous une autre explication?

Dernière édition: par Herr Tripa.
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#357

A propos du semeur et du moissonneur, on pense à un verset du Message Retrouve de L.Cattiaux, " Ce sont nos mains qui préparent la terre, mais c'est la bénédiction du Seigneur qui lui fait produire son fruit". 11, 10.

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#358

Je ne suis pas capable de commenter valablement ce qui vient d'être écrit, mais je suis sûr que le Seigneur doit se réjouir de voir enfin son oeuvre étudiée dans le sens hermétique. J'espère qu'il fécondera tous ces efforts en nous gratifiant d'une lumière plus claire.

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#375

Dans cette rubrique, je me permets de citer un verset tiré, certes non des Évangiles, mais des Épîtres de Paul. Il s'agit de Romains, 1, 27:

Semblablement, les mâles ont abandonné le commerce naturel avec la femme et se sont enflammés dans leurs désirs les uns envers les autres, accomplissant mâles en mâles l’indécence, et recevant en eux-mêmes la récompense due de leur erreur.


Au sens moral, ce verset a quelque chose de scandaleux... Mais voici ce qu'on lit dans Le Grand Olympe, ouvrage attribué à l'alchimiste Pierre Vicot:

Donc autrefois l’amour se faisait de mâle et femelle, mais maintenant les mâles avec les mâles s’accouplent et sont un tant seulement. Ainsi comme fait le royal élixir, qui est tant noble mâle, lequel en soi convertit les métaux qui sont autres mâles.

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#404

« J'achève dans ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps qui est l'Église » (Col 1, 24).
Verset qui a donné de nombreuses erreurs d'interprétations et qui a souvent abouti aux silices et autres joyeusetés.

Quelqu'un a une idée d'interprétation, disons, moins douloureuse ? Qu'entend-on par

ce qui manque aux souffrances du Christ

?

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#416

Il s'agit là d'une des phrases les plus "malheureuses" de S. Paul! Je veux dire, des plus mal comprises et ayant donné des mortifications terribles chez beaucoup de fanatiques et d'ignorants ne possédant pas la clef de l'Esprit Saint. Je crois (mais cela doit être confirmé par les Écritures!) qu'il faut plutôt se diriger vers quelque chose comme ceci:
La passion (plus exactement que les souffrances) du Christ doit avoir lieu à l'intérieur de l'homme régénéré. S'il est peut-être vrai que nous souffrons ici-bas, spécialement si nous voulons trouver Dieu, il ne faut pas confondre cela avec la passion du Christ qui n'a pas besoin de nos ennuis pour avoir lieu. Mais lorsque commence cette manifestation du Christ dans l'homme, elle a d'abord lieu dans le fondement, et met beaucoup de temps pour remonter par la colonne vertébrale. Elle n'est pas complète en une fois. Elle doit donc s'achever. Je crois que c'est cela que dit S. Paul. Il lui manque encore quelque chose. Bien sûr, tout cela se passe dans le corps de l'homme chez qui le processus s'accomplit. Ceux qui croient qu'il faut porter un cilice ou avoir des stigmates pour ajouter quoi que ce soit à la passion du Christ se prennent orgueilleusement pour le Christ. Il est vrai que, magiquement, ces phénomènes représentent des choses bien curieuses et étonnantes, mais quelle désillusion pour tous ces gens qui en acquièrent même des pouvoirs, quand ils se rendent compte que S. Paul n'a jamais parlé de leurs affaires!
En résumé, je crois, sauf erreur, que S. Paul a seulement voulu dire: le Seigneur est en route en moi, mais il n'est pas encore au bout du chemin.

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#417

MERCI mille fois Pantout, pour ces éclaircissements !

Quand je pense que j'ai toujours cru que la Passion était la souffrance satanique "permise (et nécessaire)" par Dieu dans ce bas monde pour nous ramener à Dieu une fois brisés et dégoutés de notre déchéance ! Je vois que j'étais bien à côté...

La passion serait donc vécue une fois seulement la bénédiction reçue et quand la matière commence à cuire !? Mais lorsque vous dites :

La passion (plus exactement que les souffrances) du Christ doit avoir lieu à l'intérieur de l'homme régénéré.


Je pensais que l'homme régénéré était arrivé au bout de l’œuvre (ressuscité ?) - doit-on comprendre que l'homme régénéré n'est qu'au début de la véritable création de la Genèse ou une fois qu'il a été baptisé ? Décidément, il est temps de faire une petite mise au point niveau vocabulaire !

Je trouve deux passages intéressants dans le glossaire du site au sujet de la régénération - en espérant que cela puisse aider un peu ->
(malheureusement le grec ne passe pas dans le forum, mais bien dans le glossaire pourtant)
GNOSE

[d’Hooghvorst, C., Le Livre d’Adam, Beya, 2008, p. 101]

1 – Le terme grec gnîsij employé par Jésus signifie « connaissance expérimentale de la divinité » ; il procède du verbe gignèskw, « connaître », de la même racine que g…gnomai(gignomaï), « naître ». La connaissance de Dieu et l’amour de Dieu sont habituellement mis en opposition, comme si la connaissance devait exclure l’amour. Connaissance implique renaissance, connaître, c’est « naître avec », ou « être régénéré », où l’on retrouve l’étymologie primitive gn, gn, du grec ge…nomai(geinomai), « naître »,gšnoj (genos), « race », « lignée », etc. C’est ainsi qu’il n’existe de véritable gnose sans régénération, c’est-à-dire sans mort et résurrection. La gnose ou connaissance ne se situe pas sur le plan de la spéculation intellectuelle, mais constitue l’accomplissement de la réalisation, et se transmet en secret de maître à disciple. Tel est le mystère ésotérique.

[note 4 : « Connaissance » (du latin cum et nascor) signifie « naître avec l’aide de quelque chose »].

ET

ILLUMINATION

[Dorn, cité dans Vaughan, T., Œuvres complètes, La Table d’émeraude, 1999, p. 106]

1 – La véritable illumination ne commence pas avant que l’âme ait établi une comparaison entre les choses éternelles et les choses transitoires, entre la vie et la mort, et qu’elle choisisse d’être réunie au monde de l’âme, davantage attirée par le plaisir du monde de l’âme, qui est plus fort que celui du monde du corps. L’esprit émerge de cette illumination, et commence une séparation volontaire du corps. Lorsque l’âme, contemplant d’une part la corruption et l’annihilation du corps, et d’autre part l’excellence et la félicité éternelles du monde de l’âme, désire être réunie à ce dernier et néglige complètement le premier, son seul désir va vers ce qu’elle voit comme étant rendu complet par Dieu pour le salut et la gloire. Le corps est alors contraint de se joindre à l’union des deux autres, qui sont déjà réunis. C’est cette transmutation philosophique miraculeuse du corps en esprit et de l’esprit en corps, au sujet de laquelle les sages nous ont laissé une formule : « Rendez le fixe volatil et le volatil fixe, ainsi vous acquerrez notre maîtrise ». Le sage cherche ce qu’il aime, et ne peut aimer ce qu’il ne connaît pas, sinon il serait fou. C’est donc de l’illumination que naît cet amour, la vérité de toutes choses, qui seule fleurit chez tous les véritables philosophes » (Dorn, De speculativa Philosophia I).

Tel est donc le véritable mystère essentiel de la régénération, ou mort spirituelle.

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#595

Chère Tripe,

Voici ce que je lis dans mes notes qui pourrait vous intéresser :

"Le mystérieux Alphidius applique à l'Oeuvre les paraboles évangéliques, notamment celle du grain qui meurt en terre."
C'est Robert Halleux qui écrit cela dans une de ses études, dont je n'ai pas la référence malheureusement MAIS MAIS MAIS j'ai gardé la référence du manuscrit qui contient le texte d'Alphidius (Halleux précise que le manuscrit est encore inédit...avis aux amateurs) :

BN lat. 11201 (XVème siècle), ff. 96v.-98r. Je suppose qu'il s'agit de la bibliothèque nationale de Paris.

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#618

On lit dans l'Évangile selon saint Jean, 3, 13:

Nul n'est monté au ciel si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel.


On lit aussi dans la sourate XXXIV, verset 2:

Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort; ce qui descend du ciel et ce qui y remonte.


Voici un commentaire purement alchimique du pseudo-Avicenne (De l'Âme, dictio 6, cap. 15), ou plutôt d'Albugalid cité par Avicenne:

Qu'est-ce que «monter dans le ciel»? C'est «prépare le mercure». Qu'est-ce que «descendre à terre»? C'est «durcis le mercure».


(On a l'air très savant quand on écrit ça, mais on demande des commentaires hermétiques sur les Évangiles, donc...)

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#619

Un autre commentaire hermético-scripturaire tiré du De l'Âme (dictio 7, cap. 3) :

Donne à boire à ceux qui ont soif, rassasie ceux qui meurent de faim, habille les nus, chausse les déchaussés, et toi, n'aie pas faim, et tu auras le magistère.

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#630

Je ne sais pas s'il y a un rapport, mais le M+R, VI, 43' donne :

Il nous faut descendre l'échelle de la création avant de pouvoir remonter jusqu'à Dieu et nous fixer en lui.

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