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  • Jean-Marie d'Ansembourg | Les exploits de Serah ou l'Abondance, fille du Bonheur (1) | Inédit
 
 
 
 
 
 

Les exploits de Serah

Ou l’Abondance, fille du Bonheur (1)

(Déconseillé aux moins de 2 ans et aux plus de 102 ans) (2)

            Or, en ce temps-là, le patriarche Jacob avait épousé deux sœurs, Léa et Rachel. Le sein de celle-ci restant fermé, elle présenta sa servante Bilhah à son mari afin qu’il vînt vers elle et engendrât un fils qu’elle pût revendiquer : c’est ainsi que Dan et Nephtali furent comptés comme enfants de Rachel.

            Le moins que l’on puisse dire, c’est que Léa, pourtant déjà mère de quatre fils, ne goûta nullement le subterfuge imaginé par sa cadette. Elle mit Jacob en demeure de traiter sa servante Zilpah avec les mêmes manières qu’il avait employées pour Bilhah, de sorte que Gad vint au monde. Rompu à cet exercice, Jacob engendra encore de Zilpah un nouveau fils, le huitième. Et Léa, mère par procuration, s’écria : «Pour mon bonheur, car les filles me diront bienheureuse, et elle le nomma Acher ‘Bonheur’ (Gen. 30, 13) ».

            Nous arrêtons là l’exposé du concours biblique que se livrèrent avec un saint acharnement les deux matriarches que Jacob eut la fortune d’épouser.

            Pourquoi nous sommes-nous intéressé à Acher ? Pourquoi rappeler l’éponyme de cette tribu perdue avec les neuf autres qui furent déportées du royaume d’Israël sept siècles avant notre ère par les Assyriens vainqueurs ? C’est qu’un ‘Bonheur’ ne vient jamais seul et qu’Acher eut une descendance miraculeuse en la personne de sa fille Sérah (‘Abondance’ selon DNP p. 340) (3).

            Nous apprenons sa discrète existence lorsqu’il est question que Jacob-Israël descende en Egypte pour revoir Joseph. Elohim lui dit : « Je suis le Dieu de ton père : ne crains pas de descendre en Egypte car je t’y établirai en grande nation. Moi, je descendrai avec toi en Egypte et, moi, je t’en ferai aussi remonter… (Gen. 46, 3-4) ». Suit la liste des 70 qui accompagnèrent Jacob dans sa descente, parmi lesquels : « Fils d’Acher : Imnah, Ichvah, Ichvi, Beriah et Sérah leur sœur… (Gen. 46, 17) ». Cette généalogie est confirmée par I Chr. 7, 30. La mention d’une fille dans ces interminables listes est inhabituelle ; c’est ce qui a attiré l’attention des exégètes d’Israël.

            Pour comble de chance, aux yeux de ceux qui aiment forger les légendes aggadiques, le nom de Sérah réapparaît là où on ne l’attend plus du tout : lors d’un dénombrement des 600.000 fils d’Israël, dans le désert, après la sortie d’Egypte, c'est-à-dire plus de quatre siècles plus tard (conf. Nbres 26, 46).

            Si le nom de Sérah n’est cité que trois fois dans la Bible, dans de simples listes, sans le moindre renseignement sur ses œuvres, la voie reste merveilleusement ouverte à la Loi orale pour donner les précisions que tout chercheur est en droit de réclamer. C’est là que nous puiserons pour mettre au jour les exploits de Sérah.

*

            Un bienfait n’est jamais perdu

            Donc, il était une fois une charmante enfant répondant au nom de Sérah, fille d’Acher, et qui raffolait de son Bon-papa Jacob, lequel le lui rendait bien. Or, même petites, les filles sont curieuses tant de leurs oreilles que de leurs yeux. Il ne faut donc pas s’étonner si, bien cachée, elle surprit le conciliabule, suivi du serment de garder le secret, que tinrent son père et ses oncles après avoir vendu Joseph à la caravane d’Ismaélites descendant en Egypte. Son bon cœur  la fît voler à toutes jambettes vers son Bon-papa pour l’avertir discrètement que Joseph n’était pas mort comme semblait l’indiquer la tunique ensanglantée envoyée par des fils aussi jaloux qu’indignes (Gen. 37, 32).

            Cette bonne action lui fut imputée à justice car elle lui valut, affirment les sages d’Israël, de pénétrer dans le jardin d’Eden sans goûter aux cendres de la mort.

            Dépositaire du mot de passe

      Il ne faut pas être grand clerc pour deviner l’embarras qu’éprouva Moïse lorsqu’Adonaï Elohim lui confia sa mission de rédempteur d’Israël. Comment prouver à ces incorrigibles discutailleurs qu’il était bien envoyé par leur Dieu, l’Elohim des Patriarches ?

            Le Saint, Béni-Soit-Il, est difficile à prendre en défaut ; Il sait depuis toujours que prévoir, c’est gouverner ; c’est pourquoi, le plus souvent, Il a réponse à tout. L’affaire du buisson ardent avait été bien préparée ; aussi, pour asseoir sa mission, non seulement Il révéla son Nom à Moïse, mais Il lui livra aussi le mot de passe imparable que, dans Sa Sagesse, Il avait préparé de toute éternité (ou tout au moins depuis de nombreux siècles).

            Il faut savoir qu’à la fin de ses jours, Jacob avait révélé à Joseph le signe de reconnaissance qui permettrait aux Anciens d’Israël d’identifier l’envoyé divin qui les libérerait du joug d’Egypte ; et ce signe était caché dans le redoublement du verbe ‘PAQAD, visiter’ (4). A son tour, Joseph transmit ce secret à sa famille sur son lit de mort : « Et Joseph dit à ses frères, moi, je suis en train de mourir, mais Elohim ‘Paqod ifqod’, visiter, vous visitera, et il vous fera remonter de cette terre vers la terre qu’il a promise à Abraham, à Isaac et à Jacob. Et Joseph fit prêter serment aux fils d’Israël en disant : Elohim ‘Paqod ifqod’, visiter, vous visitera, et vous ferez remonter mes os d’ici (Gen. 50, 24-25) ».

            En possession du code secret de la rédemption, Acher fut poussé par la Providence à le transmettre à sa fille qui, comme on l’a vu, était toujours en vie quatre siècles après : « Acher, fils de Jacob, transmit le secret de la rédemption à Sérah, sa fille. Quand Moïse et Aaron se rendirent auprès des Anciens d’Israël et accomplirent les signes devant leurs yeux, les Anciens d’Israël allèrent consulter Sérah, la fille d’Acher, et lui dirent : Un homme est survenu qui produisit des signes à notre vue, de telle et de telle façon. Elle leur dit : Il n’y a rien de réel dans les signes. Ils ajoutèrent : Il dit : Elohim ‘Paqod ifqod’, visiter, vous visitera. Elle leur dit : C’est bien l’homme qui délivrera Israël d’Egypte, car c’est ce que j’ai entendu de mon père : visiter, J’ai visité. Aussitôt le peuple crut en son Dieu et en son messager, comme il est dit : ‘Et le peuple crut lorsqu’ils entendirent que IHVH avait visité les fils d’Israël (Ex. 4, 31)’ » (PRE, 48, p. 302) (5).

            Effectivement, Moïse avait sagement suivi le conseil divin : « Va, rassemble les Anciens d’Israël et dis-leur : IHVH Elohim de vos pères m’est apparu, Elohim d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, en disant : ‘Paqad paqadti’, visiter, Je vous ai visité vous et ce que l’on vous a fait en Egypte (Ex. 3, 16) ».

            Voilà pourquoi Moïse dut une fière chandelle à Sérah. Sans sa mémoire et son témoignage, comment serait-il devenu le rédempteur d’Israël ? Et ce mot de passe n’exprime-t-il pas judicieusement l’unité de IHVH Elohim et de son peuple ? La Chekinah (la Présence Réelle) n’a-t-elle pas réellement accompagné Israël en Egypte et ne l’a-t-elle pas fait remonter ? Puissions-nous recevoir Celui qui visite et lui céder meilleure place qu’à l’hôtellerie de Bethléem (conf. Lc. 2, 7) de sorte que le Fils de l’Homme possède un lieu où reposer la tête (conf. Mt. 8, 20) !

            Egyptologue découvreuse de tombe

            Or, en ce temps-là, vivait en Egypte une femme que les rigueurs de l’âge n’avaient pas atteinte et que l’on appelait Sérah. Grâce à sa mémoire qui défiait les siècles, Israël avait reconnu le sauveur que le Saint, Béni-Soit-Il, avait choisi pour le libérer des chaînes d’Egypte. Une chose cependant tracassait Moïse et Aaron, c’était le serment que firent à Joseph les fils d’Israël de remonter ses ossements d’Egypte en même temps qu’ils en remonteraient eux-mêmes. Où donc trouver la sépulture de Joseph mort il y a quatre siècles ?

            Bien sûr, comme Sérah incarne la mémoire des hébreux, c’est elle qui va éclairer Moïse de sorte qu’il est écrit : « Et Moïse prit avec lui les os de Joseph car ce dernier avait, certes, fait prêter serment aux fils d’Israël en disant : Elohim ‘Paqod ifqod’, visiter, vous visitera et vous ferez monter mes os d’ici avec vous (Ex. 13, 19) ».

            Jugez de la malice des Egyptiens : ils n’avaient rien trouvé de mieux que de dissimuler le cercueil de Joseph dans le lit du Nil ! En effet, ils avaient de bonnes raisons pour cela !

            D’une part, ils voulaient que la dépouille de Joseph imprègne de sa sainteté les eaux du Nil qui devaient ainsi féconder généreusement la terre d’Egypte lors des crues du fleuve.

            De l’autre, connaissant le serment fait à Joseph, ils pensaient empêcher ce peuple qui peinait à leur place de sortir d’Egypte tant qu’il ne pourrait récupérer les os du fils préféré de Jacob.

            C’était sans compter avec Sérah qui se souvenait de l’immersion de Joseph, ce dont témoignent certains midrachim : « ‘Et Moïse prit avec lui les os de Joseph (Ex. 13, 19)’. D’où Moïse savait-il où Joseph était inhumé ? On raconte que Sérah, la fille d’Acher, était survivante de cette génération et que c’est elle qui montra à Moïse la sépulture de Joseph. Elle lui dit : les Egyptiens ont fait un cercueil de métal et l’ont immergé dans le Nil. Moïse vint, se tint au bord du Nil, prit une tablette d’or, y grava le ‘Nom explicite’ et la jeta dans le Nil en criant : Joseph, Joseph, l’heure est venue pour le Saint, Béni-Soit-Il, de délivrer Israël d’Egypte. La Chekinah  t’attend, Israël t’attend, les nuées de la gloire t’attendent. Si tu te manifestes à nous, c’est bien. Sinon, nous serons quittes du serment que tu as fait jurer à nos pères. Aussitôt, le cercueil de Joseph monta à la surface et Moïse le prit (RETR pp. 60-61) ».

           

            Salvatrice avisée

            Là se terminent les exploits de Sérah en Egypte. Mais elle n’en remonta pas pour s’arrêter en si bon chemin : elle avait juré d’être bénéfique pour les siens et elle tint parole. Au temps du roi David (elle ne compte même pas sept cents ans), une occasion remarquable se présenta à elle.

            A l’époque, elle s’était installée dans la ville d’Abel, non loin des sources du Jourdain. Or, le sort voulut qu’un vaurien nommé Chéba fomenta une révolte contre le roi David. Celui-ci, goûtant peu la chose, envoya son armée poursuivre Chéba qui se réfugia dans la ville fortifiée d’Abel. Joab, chef de l’armée de David, assiégea la ville. C’est alors qu’intervint « une femme avisée » en qui la tradition orale reconnaît à coup sûr Sérah. Ayant pris langue avec Joab, celle-ci convint avec lui que si le félon Chéba lui était livré, il épargnerait la ville. « Alors la femme alla vers tout le peuple avec sa sagesse et ils tranchèrent la tête de Chéba, fils de Bikri, et la jetèrent à Joab. Celui-ci sonna du cor et chacun se dispersa d’auprès de la ville et rentra chez soi. Joab retourna à Jérusalem chez le roi (II Sam. 20, 22) ».

            Certains esprits sainement critiques s’indigneront : quelle époque barbare ! Nous ne pouvons que leur donner raison, nous qui, après avoir chaudement logé notre séant au creux d’un sofa moelleux, ouvrons lucidement les yeux sur les merveilleuses avancées du ‘Progrès’ dont témoignent jour après jour les enthousiasmantes nouvelles diffusées par notre téléviseur (quand les priorités publicitaires leur font l’aumône d’un peu de temps).

            Facétie bien excusable

            Ce n’est pas parce qu’elle allait bientôt souffler ses deux mille bougies que Sérah s’était départie d’un humour bien à elle dont, nous venons de le voir, ce coquin de Chéba avait fait les frais.

            Rabbi Yochanan (IIIe siècle), maître de l’époque talmudique, était, certes, fort instruit, mais il avait tout de même une façon plutôt agaçante de jouer à ‘Monsieur je-sais-tout’, celui qui a réponse à tout. Un beau jour, Sérah n’hésita pas à lui donner une petite leçon de modestie à propos de sa description de la traversée de la Mer rouge : « Rabbi Yochanan était assis et commentait : ‘Comment les eaux formaient-elles une muraille pour Israël (Ex. 14, 22) ?’. R. Yochanan expliqua : Comme ces haies. Sérah, fille d’Acher, apparut et dit : J’y étais, et ce n’était pas comme cela, mais comme des fenêtres qui répandaient la lumière (RETR p. 68) ».

            Qui fit un long nez ? Ce fut Monsieur je-sais-tout !

            Membre de la sainte Pléiade

            Or, en ce temps-là, vivait Sérah, fille d’Acher… quel peut bien être ‘ce temps-là’ pour une telle héroïne, si ce n’est le temps metahistorique qui régit les récits sacrés ?

            La Torah orale ne semble plus parler de Sérah après qu’elle eut remis à sa place ce piteux R. Yochanan . Pour ce faire, vint-elle directement du Pardès ? Faisait-elle encore partie de notre bas-monde ? Était-elle immortelle ? En l’absence de précision de l’Aggadah, avouons notre ignorance.

            Les Abot de R. Nathan affirment qu’elle forme l’un des sept chaînons qui relient Adam au Messie : « Ils sont sept qui ont embrassé l’histoire du monde ; Adam a vu Mathusalem, Mathusalem a vu Sem, Sem a vu Jacob, Jacob a vu Sérah, Sérah a vu Ahiyya, Ahhiyya a vu Elie, et Elie vit et demeure jusqu’à ce que vienne le Messie (RETR p. 68) ».

            Enfin, le Targum du Pseudo-Jonathan n’hésite pas à affirmer qu’elle entra vivante dans l’éternité : « Sérah fut emmenée, tandis qu’elle vivait encore, dans le jardin d’Eden pour avoir annoncé à Jacob que Joseph était vivant. C’est elle qui sauva les habitants d’Abel d’une sentence de mort aux jours de Joab (RETR p. 65) ».

            C’est le moment de nous rappeler : « Il nous faut passer par l’humilité de la mort avant d’atteindre la gloire de la résurrection. Cependant, certains élus de Dieu seront transformés sans passer par la mort, car ils mangent le Seigneur de vie dès à présent (MR 31, 38-38’) ». (6)

Le comte de Nourys 

            Notes

(1) Les renseignements de cet article sont essentiellement basés sur l’ouvrage très documenté de Michel Remaud : « Evangile et tradition rabbinique », Ed. Lessius, Bruxelles 2003, pp. 59 à 73. Nous y renvoyons par les lettres ‘RETR’. Nous ne saurions assez recommander la lecture attentive de cette étude : voilà un des rares chercheurs chrétiens qui a acquis une connaissance approfondie de la tradition juive et qui y a trouvé les clefs de nombreuses portes du Nouveau Testament.

(2) Qu’importe si cette mention nous fait perdre des lecteurs : au moins, nous pourrons continuer à nous regarder dans la glace ! Puissent les autres médias avoir notre probité !

(3) DNP = O. Odelain et R. Seguineau : Dictionnaire des noms propres de la Bible, éd. du Cerf, Paris 1996. Nous avouons éprouver des difficultés pour reconstituer cette étymologie, mais nous la gardons pour sa beauté et parce que, de fait, Sérah fut abondante en jours, en mémoire et en sagesse.

(4) Il s’agit d’une tournure hébraïque qui marque une insistance : ‘Paqod ifqod’ : visiter, Il visitera ; cela peut se traduire par : ‘Il visitera certainement’. De même, ‘Paqod paqadti’ : visiter, J’ai visité, à savoir : certes, ou certainement, J’ai visité.

(5) PRE = Pirqé de Rabbi Eliézer, éd. Verdier, Lagrasse 1983.

(6) Ajoutons qu’il y a probablement un lien entre Sérah et la prophétesse Anne qui apparaît assez mystérieusement lors de la présentation de Jésus au Temple, après le « nunc dimittis » et la prophétie de Syméon : « Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d’Acher. Elle était fort avancée en âge ; après sa virginité, elle vécut sept ans avec son mari et elle était devenue veuve jusqu’à 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple ; dans les jeûnes et les prières, elle participait au culte nuit et jour. Survenant à cette heure même, elle rendait grâces à Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la rédemption d’Israël (Lc. 2, 36-38) ».

Il est spécifié qu’Anne était prophétesse, de la tribu d’Acher, et qu’elle reconnut le rédempteur d’Israël (variante : de Jérusalem). Il est de fait étrange que Luc précise cette appartenance à une tribu qui, on l’a vu, comptait parmi les dix tribus du Royaume du Nord perdues sept siècles auparavant à la suite de leur déportation par les Assyriens.

Il y a là vraisemblablement une allusion aux traditions concernant Sérah, mais l’identification entre Anne et Sérah paraît impossible vu son nom (Anne = Grâce), le nom de son père (Phanouel = Face de Dieu) et son âge, si symbolique soit-il : 84 = 7 x 12, soit (3 + 4) x (3 x 4) ; de plus, les 84 ans pourraient indiquer la durée de son veuvage, ce qui donnerait un mariage à 2 x 7 = 14 ans, une vie conjugale de 7 ans  et un veuvage de 12 x 7, soit en tout 15 x 7 = 105 ans ; ce n’est pas mal mais ne soutient pas la comparaison avec la longévité de Sérah. Voilà de magnifiques calculs dont nous avons malheureusement perdu la vraie clé.

Bref, si la Grâce issue de la Face divine n’est pas exactement l’Abondance née du Bonheur, la reconnaissance prophétique du rédempteur présentée par Luc n’en ressemble pas moins à une amplification chrétienne de celle du rédempteur de l’Ancien Testament, ce qui équivaut à présenter Moïse comme le « type » de Jésus, ce dernier actualisant le Salut pour le « verus Israel ».

Comme le dit M. Remaud : « Luc connaît les traditions juives anciennes, et l’on peut estimer que ce qu’il dit de la prophétesse de son évangile contient une allusion implicite à la fille d’Acher (RETR p. 71) ».

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