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Écrit par : Anonyme
Titre :  Sept Instructions aux Frères en saint Jean
Dates de parution : 1986 et 2004
Éditeur : Arma Artis

 

Sept Instructions aux Frères en saint Jean, La Bégude de Mazenc, Arma Artis, 1986 et 2004

Les « Sept Instructions aux Frères en saint Jean » paru aux éditions Arma Artis, est un ouvrage énigmatique. Son auteur, un anonyme du XXe siècle, puise manifestement dans des sources traditionnelles pour proposer au lecteur une traversée poétique des sept palais intérieurs qui ramènent à l’Homme Premier.

Jean et la Vierge Marie : D’où Jean, après avoir reposé sur le sein du Christ et après qu’il eut été désigné par lui sur la Croix, est cet Homme Premier reconquis et la Vierge est sa Mère tandis qu’il est à nouveau son Fils. Et aussi désormais gardera-t-il la Vierge avec lui, comme il est écrit. Et de même tous ceux qui ont recouvré, de quelque manière, l’Homme Premier, sont-ils Jean et les appelle-t-on gardiens de la Vierge, ou encore de l’Éden, car alors ils sont semblables à l’Archange tenant l’épée flamboyante à deux tranchants qui est l’éclair du Verbe, la hache qui fend le matériau brut pour que la gangue s’ouvre et qu’apparaisse le rubis. Car lorsque la chute eut lieu, le corps tout spirituel de l’Homme Premier se pétrifia en corps corporel ou matériel par le fait de la dualité inhérente à son geste, qui est imagé par l’Arbre de Science, appelé aussi du Bien et du Mal car cette science-là, était binaire, brisant l’Unité dans laquelle l’Homme Premier se tenait en communion permanente avec le principe.

D’un seul sens qui le liait en de noces incessantes de parfaite et intégrale alliance avec le Principe, l’Homme Premier se retrouva séparé, divisé, fragmentaire, aléatoire, absurde en quelque manière, et avec ses cinq sens qui ne lui permirent plus de goûter, de toucher, de sentir, d’entendre et de voir le divin, un sixième sens, atrophie du premier et du seul, demeurant voilé au fond de lui, et qu’il lui faudrait retrouver, dépouiller de sa gangue, dans le même temps qu’il libérerait l’étincelle émanée de l’Être qui, intacte mais prisonnière, demeurait cachée parmi les ruines de son état premier.

Ainsi en désignant la chute, a-t-on raison de parler de fracture. Mais ce qui fut éparpillé, en ce terrible moment, fut l’Homme Premier en sa totalité et en son unicité, et donc l’univers qui était le corps spirituel de cet Homme Premier, et Adam qui était sa tête, achevée le sixième jour, en ce terrible moment fut éparpillé en une explosion qui dispersa des mondes et des mondes, comme nous les voyons, dans un espace et dans un temps qui devinrent leur support en remplacement de l’Éden. L’Ève Première qui était la Sagesse de l’Homme Premier (d’où il est écrit qu’elle naquit de sa côte) en devenant son imagination devint son instigatrice et ce fut donc par elle que l’Homme Premier détourna son seul sens du Principe et, par le fait du binaire, se détacha de l’axe primordial imagé par l’Arbre de Vie. Or Ève n’était rien d’autre en l’Homme Premier que la forme spirituelle de la Vierge. Car, de même que l’Homme Premier était soutenu par l’Éden, de même par le fait de sa communion intégrale avec le divin, il contenait en lui l’Éden. Et donc, lors de la fracture, cet Éden qui était en lui l’accompagna dans sa chute, ce qui est imagé par le rameau du pommier qu’Ève emporta avec elle hors du Pardes et qu’elle planta dans le monde matériel, d’où naquit un arbre à trois couleurs d’où, selon cette image, auraient été tirés la poutre maîtresse du Temple de Salomon, le bois de la Croix et le présentoir de l’épée de Galaad, le chevalier vierge du Graal (p. 11-13).

Jérusalem Céleste, union du ternaire et du quaternaire : Quant à savoir pourquoi les remparts de la Jérusalem Céleste sont assis sur douze sortes de pierres, pourquoi la Cité a douze portes formées chacune d’une seule perle, cela image la perfection absolue de ce lieu sans lieu, véritable totalité du corps spirituel, le 4 ayant recouvré sa place définitive dans le ternaire, car il s’agit d’un carré parfait dont chaque côté est ouvert par trois portes. Ses mesures sont douze mille stades, soit douze à l’infini, tandis que le rempart est de cent quarante-quatre coudées, soit douze fois douze, ce qui explique pourquoi dans l’Ancienne Alliance il y eut douze tribus d’Israël et dans la Nouvelle douze apôtres préfigurant l’Assemblée Céleste. (p. 75)

Exégèse de la parabole du Semeur : Dans la parabole du Semeur, Jésus nous confie la Méthode, une fois encore. Les graines qui tombent sur le sol pierreux brûlent et s’assèchent. C’est la voie du corps. D’autres graines sont dans les ronces et les épines. C’est la voie de l’âme. D’autres enfin semées sur la bonne terre donnent du fruit, « cent, ou soixante, ou trente pour un ». C’est la voie de l’Esprit. Et Jésus ajoute : « Que celui qui a des oreilles entende ! ». Car il faut que les graines du corps brûlent et s’assèchent ; il faut que les graines de l’âme luttent contre les ronces et les épines ; et alors la bonne terre existe et les graines de l’esprit donnent leurs fruits de toutes merveilles. (p. 43)

Dernier sursaut de l’Antichrist : Ainsi faut-il entendre l’Antichrist comme le dernier sursaut de la Bête alors que le temps du non-temps sera proche. Il multipliera ses séductions et ses hideurs. Les ultimes ressources de ses ruses seront puisées au tréfonds de sa sagesse profanée, changée en une fantasmagorique machine à illusions. Et nous savons que plus un homme ou une assemblée est proche de recouvrer la Vraie Sagesse, plus Satan se fait caressant ou meurtrier dans l’infâme désir qu’il entretient encore de précipiter la proie qui lui fut retirée.  Aussi faut-il se couvrir d’une cuirasse ardente et s’entourer de prudence et de force, moins que jamais relâcher l’œuvre du Soi lorsque cet homme ou cette assemblée approche du but. Qu’ils se méfient des faux docteurs et des faux prophètes qui se sont glissés en eux-mêmes ! Le dernier faux-pas est de tous le plus redoutable. Et c’est pourquoi il faut n’avancer qu’avec lenteur et discernement, en toute sûreté, de peur que croyant pénétrer ici nous soyons égarés là, et qu’aveuglés nous confondions le stratagème et la lumière. Défions-nous de nos joies comme de nos peines, de peur qu’elles soient détournées. L’enfer a aussi ses cloîtres. (p. 83-84)

Prière : Mon Dieu, que Ton Saint Nom ne me soit jamais une paresse pour éviter de Te chercher et de Te rencontrer intimement selon la Demeure intérieure dans laquelle Tu auras bien voulu me conduire et m’accepter, non pas moi mais ce qui, au-delà de moi, appartient à Toi seul et dont je serai transformé. Que Ta Sagesse et Ta Grâce, par la Sagesse et la Grâce de Jésus le Rédempteur, par la Sagesse et la Grâce de l’Esprit, par le support immaculé de la Vierge Marie, ouvre en Ton serviteur les voies de l’Amour et le désir de toujours mieux t’approcher dans le respect, l’abandon et l’humilité, comme Tu le voudras, quand Tu le voudras, où tu le voudras. Que mon cœur ne soit que louange de Ta Présence comme il me sera permis d’en être pénétré, afin que de ma faiblesse naisse le lucide courage de demeurer à jamais Ton chevalier, le modeste et fier gardien de Ton Jardin. Amen. (p. 86)

L’homme est un microcosme : De même, en tombant dans l’espace et dans le temps, les fragments de l’Homme Premier qui forment l’univers, malgré leur corporéisation matérielle, ont gardé le sceau de la corporéité spirituelle de l’Homme Premier dont ils étaient partie intégrante. Et les cycles que nous voyons, soit dans le ciel soit sur la terre, sont dans l’espace et dans le temps les marques, les traces de l’Homme Premier tel qu’il était en l’Absolu de l’Éden. C’est pourquoi ces cycles ont un sens et un rapport direct avec l’homme chuté, et que le mouvement des astres dans le ciel, le mouvement des saisons sur la terre, se situent tout aussi bien dans l’intérieur de l’homme, les interférences et les analogies étant innombrables entre chacun des fragments chutés de l’Homme Premier. D’où l’on dit avec raison que la géométrie est indispensable pour se connaître soi-même. Que ce soit donc dans les animacules ou dans les planètes, la contemplation studieuse de la nature se doit faire comme une lecture destinée à nous faire entendre le chemin de l’Homme Premier. Ce sont autant de signes, de sceaux, d’empreintes de l’ancien état qui sont ainsi inscrits dans l’univers. (p. 91).

Qu’est-ce que le cœur véritable ? : La révélation peut être partout pour qui sait la recevoir en son cœur. Et qu’est-ce que le cœur véritable ? C’est notre part émanée lorsqu’elle a reconquis sa place en la Sagesse. Alors elle reconnaît les autres parties émanées, où qu’elles soient, seraient-elles cachées sous des monceaux de création profanée. Et c’est le sens le plus haut, le plus profond de l’Amour. (p. 94).

L’Assemblée Universelle : Et pourtant que des baptisés qui sont de l’Assemblée par ce sacrement et qui ne sont pas du Christ ! que de non baptisés qui ne sont pas de l’Assemblée par l’absence de ce sacrement et qui, en vérité, sont de l’Assemblée et du Christ par ce qu’ils sont ! Aussi ceux de l’Assemblée doivent-ils être de l’intérieur, et s’ils demeurent à la porte, qui sont-ils ? Alors qu’il en est qui ne sont pas de l’Assemblée mais qui étant de l’intérieur participent à la Communion de l’Assemblée par leur voie particulière. Le Christ est venu même pour ceux qui ne le connaîtront jamais. Et c’est là le sens de l’Assemblée Universelle, car ne serait-on pas de l’Assemblée, irait-on jusqu’à lutter contre elle, il n’en serait pas moins vrai que rien ne peut échapper à l’universalité de l’Assemblée, par le seul fait que le Christ est le rédempteur de tous les hommes qu’il rassemble en l’Homme Premier. Parce que le Christ est venu dans le monde chuté, la Grâce surabonde et nul ne peut connaître ses limites. Mais pour ceux qui ont reçu cette Grâce de telle manière qu’elle les transforme et les sollicite à rejoindre en eux l’Homme Premier, alors ce n’est même plus de seule religion qu’il s’agit, ni de seule mystique, ni de seule connaissance, mais de révélation et d’obéissance à cette révélation en l’intérieur de Soi, comme il fut dit. Et donc la révélation confiée à l’Assemblée est première, car elle est celle qui avait été d’abord confiée à Israël, éclairée par la parole incarnée du Verbe et, à son tour, confiée à l’Assemblée. Mais pour que chacun, en son intérieur, reçoive cette révélation, il faut une grâce particulière, des épreuves particulières suscitant d’autres grâces et, partant, d’autres révélations. D’où l’on dit qu’il convient d’être attentif, car ce sont d’abord les images qui se changeront en signes, et ces signes parleront le langage qui mène à la Présence, tout autre langage réduit au silence. Roi, prêtre et prophète ne sont qu’un.

Il n’est donc pas deux Assemblées : l’une de l’extérieur, l’autre de l’intérieur. Il n’est qu’une Assemblée dont beaucoup ne connaissent que l’extérieur. Pourtant, ceux de l’intérieur n’ont pas d’autres sacrements, pas d’autre Livre, pas d’autres secrets que ceux qui demeurent à l’extérieur, mais ils en vivent et en sont transformés. Ils ont entendu l’appel et y ont répondu. Car, pour ceux de l’intérieur, le monde n’est plus qu’une proie à arracher aux crocs de Satan et à reconfier à Dieu par la grâce du Christ. Il n’est dès lors plus un instant qui ne soit prière, de laudation, d’humilité, de supplication, encore qu’il ne soit rien d’autre à attendre que la volonté de Dieu. Et donc ceux de l’intérieur, qui sont chevaliers, c’est-à-dire gardiens, sont aussi moines. Leur profession est de foi, d’espérance et d’amour. Parce qu’ils ont été baptisés non seulement par l’eau mais par le feu de l’Esprit, ils ont été deux fois purifiés, deux fois libérés. (p. 97-99)

Prière à la Vierge Marie : Mère et Vierge Marie, Aube de l’Éternel Matin, Consolatrice des Affligés, Arche de toute Alliance, Rose Mystique, Inspiratrice du Prophète, Étoile Intérieure et Éternelle, Fille de ton Fils, Tour d’Ivoire, Ève rétablie, Couronne de Gloire, Reine de Lumière, Jardin scellé, Verte Fontaine de miséricorde, immaculée entre toutes, Trône de Dieu Lui-même, intercédez pour nous auprès de Jésus Notre Seigneur. Amen. (p.111)

L’esprit n’est pas qu’une rêverie : Et donc, si notre souci majeur est de reconquérir en nous l’Homme Premier, c’est en nous incarnant dans l’Esprit. Rien ne serait plus néfaste, en effet, que de considérer l’Homme Premier comme une manière de souveraine rêverie, et l’Esprit comme une idée, si haute et si grande qu’elle soit. Le Christ s’est incarné pour que nous nous incarnions dans l’Esprit. Cela veut dire que le corps spirituel de l’Homme Premier était effectivement une chair spirituelle, de même que le monde spirituel en son entier est effectivement un monde réel, véritable, et infiniment plus réel et véritable que le monde chuté qui, lui, repose sur les apparences de l’illusion. Notre objet est d’incarner ici et maintenant le monde spirituel, bien que nous soyons prisonniers du monde chuté. Mais prisonniers de la chute, nous sommes libres de nous en libérer, au sein même de la prison. Et cela en mettant à nu l’Émanation qui est en nous, en laissant sa Sagesse se fortifier afin que sa Grâce embrase notre création souillée et la purifie. Alors la joie nous entreprend. Nous sommes libérés des scories qui aveuglaient notre Lumière. Maintenant la chute peut se déchaîner contre nous ; par la Grâce du Christ, nous en serons exaltés. (p. 108)

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