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  • [J.A. Siebmacher] | "La Pierre aqueuse de sagesse..." | Paris, La Table d’Émeraude, 1989
Écrit par : J.A. Siebmacher -
Claude Froidebise (trad.)
Titre : L'Aquarium des Sages
Dates de parution : 1989
Éditeur : La Table d'Émeraude                 

 


J.A. Siebmacher, La Pierre aqueuse de sagesse, ou L’Aquarium des sages, trad. C. Froidebise, La Table d’Émeraude, Paris, 1989, 104 pp.

Ce traité fut originellement publié en allemand en 1619. La présente traduction se base sur la version latine de 1677.

Son caractère hors du commun réside surtout dans la quatrième et dernière partie, qui couvre presque la moitié de l’ouvrage, et où sont constamment comparés l’œuvre alchimique et l’enseignement théologique, avec de très nombreux témoignages scripturaires à l’appui.

Pour le plaisir et l’instruction de nos lecteurs, voici quelques perles glanées :

«Par un influx divin tout particulier et par la lumière de la nature, ils [les philosophes] virent et ils connurent que devait se trouver en ce monde un arcane unique, une chose admirable, établie par Dieu tout-puissant au profit du genre humain. Ainsi, tout ce qui est imparfait, incomplet et corrompu de par toute la terre serait assurément rénové et parfaitement établi dans son intégralité par cette chose singulière et secrète. Ils apprirent par expérience au cours de recherches diligentes et très précises qu’absolument rien ne pouvait se trouver en ce monde en dehors de cette chose unique, qui fût capable de libérer de la mort le corps terrestre et corruptible. En effet, la mort a été établie et imposée comme châtiment aux protoplastes, aux premiers êtres créés, Adam et Ève, et jamais elle ne souffrit d’être séparée de leur postérité. Dieu a disposé cette chose unique, en elle-même par nature incorruptible, pour le profit de l’homme, afin qu’elle fît disparaître la corruption, qu’elle pût rendre la santé à tous les corps imparfaits, qu’elle délivrât de la vieillesse, et prolongeât cette brève vie comme ce fut le cas pour les patriarches restés toujours jeunes.» (pp. 13 et 14)

«L’homme pourra en effet y voir [dans l’art] dans ses détails, comme dans un miroir, l’image de la Sainte Trinité en une essence divine indissoluble, comment elle se divise et demeure néanmoins un seul Dieu. Il verra en même temps dans la deuxième personne de la divinité ce qui concerne l’assomption de la chair humaine, la nativité, la passion, la mort et la résurrection, ainsi que son exaltation et la béatitude éternelle méritée par sa mort pour nous, les hommes, ses créatures. Il verra en outre ce qui a trait à la purification du péché originel et les étapes à parcourir, sans lesquelles les projets et les actions de toutes leurs œuvres sont faits en vain et ne sont rien. En définitive, il verra tous les articles de la foi chrétienne.» (p. 50)

«Il faut bien ouvrir les yeux (comprends : ceux de l’esprit et de l’âme), regarder d’un œil perçant et reconnaître cela par la lumière interne que Dieu alluma au commencement dans la nature et notre cœur. […] Il apparaît donc clairement que, dans l’homme, la connaissance de la lumière doit procéder non de l’extérieur, mais de l’intérieur, comme en témoigne la Sainte Écriture citée si souvent. […] Cette lumière divine et céleste, cachée dans l’homme, doit nécessairement provenir, comme nous avons dit plus haut, non de l’extrinsèque vers l’intérieur, mais se manifester extérieurement hors d’une certaine chose.» (pp. 63 à 65)

«Nous ne pouvons pas connaître cette divine essence tri-une appelée JEHOVA, si nous ne l’avons d’abord et à notre égard dissoute et putréfiée, si nous ne l’avons dépouillée de son voile mosaïque et de son aspect de colère qui est pour nous un empêchement de nature et un épouvantail.» (p. 69)

«Dans l’œuvre philosophique, pour le mener à bien et parvenir à la teinture qui parfait les autres métaux simples, il faut, à la première matière, apposer un certains corps métallique très digne et, pour cela, très voisin de cette première matière, très désiré et très aimé d’elle, les unir et les réduire en un seul corps. Dans l’œuvre théologique aussi, si nous voulons jouir de son fruit et devenir participants de sa nature, il faut joindre à la nature divine du Fils de Dieu un autre corps quasi métallique, la chair et le sang, l’humanité ou la nature humaine, créée à son image, sommet le plus élevé en dignité parmi toutes les créatures de Dieu, très proche de cette nature divine, [très désirée et très aimée d’elle]. Il faut les unir et les réduire toutes deux en un certain corps indissoluble.» (pp. 70 et 71)

«On peut lui comparer [au Christ] ce corps du Soleil gisant au fond du vase philosophique, mort et sans efficacité, putréfié, réduit en cendres, jusqu’à ce que par un feu plus fort, son âme redescende en lui goutte à goutte, insensiblement, pour humecter à nouveau ce corps mort et putréfié, l’abreuver et le conserver de la destruction totale.» (p. 74)

«La foi chrétienne est comme cette matière terrestre et humide toute préparée.» (p. 80)

«Dans ces conditions, et si l’homme cesse de pécher tous les jours pour que le péché ne lui commande plus, alors, chez lui, commence la solution du corps de l’or ajouté comme dans l’œuvre terrestre ; c’est la putréfaction dont nous avons déjà parlé ; il doit être complètement dissous spirituellement, broyé, détruit, putréfié. Cette solution et putréfaction se fait plus tôt chez l’un que chez l’autre, mais elle doit nécessairement se produire au cours de cette vie temporelle. En d’autres termes, un tel homme doit être si bien digéré, cuit et fondu dans le feu de la tribulation, qu’il en vienne même à désespérer complètement de toutes les forces qui sont en lui et à rechercher comme unique secours, la grâce et la miséricorde de Dieu.» (p. 88)

«Quant à notre mort temporelle qui est le salaire du péché, ce n’est pas une mort véritable, mais une solution naturelle du corps et de l’âme, et bien plutôt une espèce de sommeil léger ; elle est même une conjonction indissoluble et permanente de l’Esprit de Dieu et de l’âme : mais tu dois comprendre que je parle des saints.» (p. 89)

«Je fais remarquer ici et je déclare expressément que, selon moi, sans la vraie connaissance du Christ, pierre angulaire céleste, il est non seulement difficile mais vraiment impossible de préparer la pierre philosophique, vu qu’en cette pierre céleste toute la nature consiste parfaitement.» (p. 97)

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