ARCA Librairie
Antoine de Lophem
B-1390 Grez-Doiceau Belgique
Tél. : 0032 (0)479 47 45 42
info@arca-librairie.com
www.arca-librairie.com

Le Serpent, symbole du Christ ou de Satan?

Plus d'informations
#440

Lucie Yolle écrit: Je ne sais pas si vous connaissez mais il y a aussi, dans le même ouvrage, l’article de Monsieur M. Rodriguez de Almenara sur L’ORACLE DU SERPENT ; particulièrement intéressant.


Un petit extrait ?

Merci !

Dernière édition: par Le Fou du Roi.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#488

Concernant ce Serpent qui doit se redresser, voici un passage instructif de Eugène Philalèthe dans son Anthroposophie théomagique :

"Il vous faut comprendre que Dieu, avant son oeuvre de Création,était replié sur lui-même, contracté. En cet état, les Égyptiens l'appellent "monas solitaria" (monade solitaire) et les cabbalistes "aleph tenebrosum" (aleph ténébreux). Mais quand vint l'instant décrété par la Création, alors apparut l'aleph lucidum (aleph lumineux) et la première émanation fut celle du Saint-Esprit dans le sein de la matière. C'est ainsi que nous lisons : "Les ténèbres couvraient l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux"(Gen. I, 2) [...].

Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Albert, Cybele Encemiroir, Apolline, Ophyusa

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#532

Encore à propos du serpent, je lis ceci dans la dernière publication de Beya, Le temple de Virgile, (Hans van Kasteel), p. 99 :

"Le serpent est appelé anguis parce qu'il est angulaire (angulosus) et jamais droit".

Ainsi, le redresser, c'est le remettre droit, ou à l'endroit : il nous guérit alors.

Enfin, voilà une modeste contribution.

Dernière édition: par arca.
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: arca, Cybele Encemiroir, Apolline

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#533

Du même ouvrage, l faut encore citer la page 102 :

"Les dires du poète se conforment certainement à ceux de Pythagore, le premier à comprendre que de la moelle de l'homme, dans l'épine (spina), se crée un serpent." (Servius, V, 95).

Le commentateur fait allusion aux Métamorphoses d'Ovide, où Pythagore déclare :

"D'après la croyance de certains, lorsque l'épine (spina) dorsale s'est putréfiée dans le tombeau fermé, les moelles de l'homme se transforment en serpent."

Virgile parle d'ailleurs à plusieurs reprises des ossements d'Anchise. Les mots spica, épi, et spina, épine, étant étymologiquement apparentés, on peut penser à un rapprochement entre la présentation de l'épi et l'apparition du serpent sur le bas-relief.

Ca me rappelle la lame du Tarot de Marseille représentant la Mort. Sa colonne vertébrale est clairement un épi de blé.

Les utilisateur(s) suivant ont remercié: arca, Cybele Encemiroir, Apolline, Yah El

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#535

Bien vu Jeannotlapin !

Et en supplément, ce qui est amusant à savoir concernant cet épisode, c'est que la pomme suggérée par le serpent se dit "malum" en latin et "malus" le pommier" ou encore "le mat d'un navire" (Gaffiot).

On entendrait presque les oiseaux chanter (et le serpent persiffler) !

Dernière édition: par arca.
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Cybele Encemiroir, Apolline

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#548

Merci Arca !

Je lis aussi ceci dans mes notes tirées de Blaise de Vigenère, Philostrate, Les Images..., I, p. 116) :

"Et nos premiers parens furent induits à pecher, et subornez à desobeissance et contravention, par le moyen de la pomme que leur proposa le serpent ; lequel les Hebrieux Mecubales interpretent pour l'espine de nostre doz, où gist le principe de la sensualité voluptueuse, et chatouillement charnel...De cest endroit du corps se procreent aucunes fois des serpens. Nostre Sauveur puis après maudit le figuier qui n'avait point de fruict : tout ainsi qu'en l'ancienne loy, estoient detestées les femmes qui ne portoient point d'enfans."

Il faut y ajouter le commentaire que l'on trouve dans le second volume, pp. 775-776 :

"Les trois pommes que tient Hercule dans la main droite représente, d'après certains, les trois vertuz principales qui estoyent en lui. L'une de sçavoir fort bien à propos refraindre son ire et colère : l'autre de moderer l'avarice : et la tierce d'assoupir la lubricité et luxure. Ce que le serpent denote pareillement, lequel est pris pour l'espine du doz où gist l'esguillon de la chair. La despouille du Lyon puis-apres signifie force et magnanimité du courage : et la massue d'une estoffe ferme et dure, la constante perseverance contre tous perils et dangers, designez par les noeuds dont elle est semee."

Dernière édition: par JeannotLapin. Raison: Orthographe
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: arca

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#557

JeannotLapin écrit: Virgile parle d'ailleurs à plusieurs reprises des ossements d'Anchise. Les mots spica, épi, et spina, épine, étant étymologiquement apparentés, on peut penser à un rapprochement entre la présentation de l'épi et l'apparition du serpent sur le bas-relief.

Ca me rappelle la lame du Tarot de Marseille représentant la Mort. Sa colonne vertébrale est clairement un épi de blé.


[Vaughan, T., Œuvres complètes, La Table d’émeraude, 1999, p. 457]

1 – En éloquente parole, Philalèthe révèle la création du grand monde et du petit monde, « la véritable création de l’homme » : « le latin ‘creo’ signifie engendrer, produire ; dans la même famille on trouve ‘cresco’ : naître, croître, pousser et ‘concresco’ : se condenser, se coaguler, se concrétiser. Cette racine a donné son nom à Cérès, déesse qui fait croître les moissons, et à ‘céréales’, relatif au blé ou à Cérès. On sait qu’à Éleusis on montrait aux initiés un épi de blé qui rappelait notamment ce mystère de germination de l’homme.

Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Cybele Encemiroir, Apolline

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#558

JeannotLapin écrit: "Et nos premiers parens furent induits à pecher, et subornez à desobeissance et contravention, par le moyen de la pomme que leur proposa le serpent ; lequel les Hebrieux Mecubales interpretent pour l'espine de nostre doz, où gist le principe de la sensualité voluptueuse, et chatouillement charnel...


Eden au féminin = Edenah, ce qui se traduit par "plaisir charnel".

Trouvé dans un article de MLL sur Isaac et le Rire

www.hemmelel.fr/blog/2015/10/26/on-rira/

Dernière édition: par Le Fou du Roi.
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Cybele Encemiroir, Apolline

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#561

Merci le Fou !

Dans mon dictionnaire Jastrow, je trouve pour Edenah : "rejuvenation" ou "period, menses", que les femmes comprendront bien, dans le contexte biblique cité.

Rien qui ne s'approche de "plaisir charnel" donc, quoique l'interprétation soit tentante.

Les utilisateur(s) suivant ont remercié: arca

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#563

En tout cas, Eden et le grec ÊDONÊ sont bien les mêmes mots.

Les utilisateur(s) suivant ont remercié: arca, JeannotLapin

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#620

JeannotLapin écrit: Je lis aussi ceci dans mes notes tirées de Blaise de Vigenère, Philostrate, Les Images..., I, p. 116: “... Nostre Sauveur puis après maudit le figuier qui n'avait point de fruict : tout ainsi qu'en l'ancienne loy, estoient detestées les femmes qui ne portoient point d'enfans.”


En hébreu, le mot taaneh signifie à la fois «figuier» et «rut», «désir charnel» (lu dans Questions homériques, p. 742, n. 19).

Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Le Fou du Roi, JeannotLapin

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#624

[Fulcanelli, Les demeures philosophales, t. 2, Pauvert, 1964, p.217]

1 – Figuier, en grec, se dit sukÁ, figue, mot fréquemment employé pour kÚsqoj, racine kÚw, porter dans son sein, contenir : c’est la Vierge mère qui porte l’enfant, et l’emblème alchimique de la substance passive, chaotique, aqueuse et froide, matrice du véhicule de l’esprit incarné.

Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Athanase Lynxe, Cybele Encemiroir, JeannotLapin

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#625

Tous les Italiens savent la signification de la "figa"...

Dernière édition: par JeannotLapin. Raison: Orthographe

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#635

JeannotLapin écrit: Tous les Italiens savent la signification de la “figa”...


Je viens de comprendre que je ne suis pas Italien...

Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Le Fou du Roi

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
#640

Hahahahahaha !

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Temps de génération de la page : 0.229 secondes
Achat, Vente, Expertise de livres rares, anciens, épuisés, d'occasion et neufs spécialisés. La Librairie Arca s'inscrit dans la lignée des librairies traditionnelles.
Les visites à la librairie se font uniquement sur rendez-vous, qui seront pris de préférence par e-mail en utilisant ce formulaire ou par telephone au +32 (0)479474542
Nous cherchons en permanence pour achat des livres rares en lot ou à la pièce. N’hésitez pas à nous contacter pour une expertise gratuite.

Site Web Suivi par Le docteur web